Une journée de vélo dans le désert mauritanien
Résumé :
- Réveil à 8h avec 9h45 de sommeil, petit déjeuner copieux avec des bordelais.
- Départ à 10h30 pour une balade à vélo sur une piste de 1 km.
- Achats à une station-service : 3 boîtes de sardines, 2 bouteilles d'eau et un Mars.
- Traversée du village fantôme d'Imli et aperçu des dunes de Labourda.
- Difficultés à trouver un bivouac indiqué sur Overlander en raison de l'impossibilité de rouler dans le sable.
- Rencontre avec un homme demandant du pain et une cigarette, don de la moitié du pain.
- Rencontre avec un militaire après installation du campement, contrôle de passeport et souhaits de bonne nuit.
Contenu :
27 mars 2026, réveil au top vers 8h. Ma montre me dit que j'ai dormi 9h45. Je ne maîtrise pas encore complètement cette dernière, mais je crois qu'elle inclut dans mes heures de sommeil les moments où je reste tout simplement allongé. Petit déjeuner assez copieux avec les fameux bordelais, qui ont fini de préparer leur matos comme moi. Moi c'est le vélo, eux c'est le kite. Je pars à 10h30 environ, pas très tôt, c'est vrai. Une piste de 1 km, un peu pénible, serpente en remontant pour rejoindre la route qui descend vers le sud. Ça change de hier, un vrai plaisir de pédaler quasiment sous le vent.
Et la circulation est dorénavant très réduite. Il n'y a plus de villes avant la Mauritanie. Là, je m'arrête à une station-service où je réveille le jeune vendeur qui tient l'épicerie attenante. J'achète trois boîtes de sardines, deux bouteilles d'eau et un mars. Ça requinque. J'écris ces quelques lignes sur une petite table, à l'ombre de la station-service complètement vide, hormis l'épicier qui s'est rendormi. Redépart. Que de pneus de camions explosés sur le bord des routes et bien sûr les inévitables déchets d'hiver. Mais au-delà de cette zone de 10 mètres, les paysages sont très désertiques certes, mais néanmoins divers.
Erg, reggae et un mix des deux. Parfois au loin, surtout côté est, d'immenses dunes blanches assez isolées dessinent l'horizon. Malheureusement, elles sont assez éloignées et tous les chemins, toutes les pistes qui partent de la route sont souvent très ensablées et c'est impossible de rouler en vélo. Malheureusement, il faudrait un fatbike. Le vent est quasiment arrière toujours, ça me va. Vers 16h, traversée du village fantôme d'Imli. Il n'a pas l'air très ancien. Je crois créé au moment de l'encouragement du gouvernement marocain à l'émigration des populations du Maroc vers le sud pour coloniser le Sahara espagnol. Étrange impression.
Je vois au loin, côté ouest cette fois, d'énormes dunes blanches, les dunes de Labourda, est-il écrit sur un panneau. Je n'explore pas tout le village, j'ai encore un peu de route à faire. Sur cette route, hormis les rares voitures et camions qui roulent très vite, ils s'écartent toujours beaucoup pour ne pas me sentir en danger et la probabilité d'un croisement de toute manière est très faible, vu la circulation réduite dans les deux sens. La route est droite, très souvent, parfois c'est un vrai billard, à d'autres moments presque une piste, très peu c'est vrai, et le sable à certains endroits la recouvrir.
Cependant, elle reste monotone. Il existe des chasse-neiges locaux, donc des chasse-sables, pour dégager régulièrement la route. 17h, j'arrive près d'un endroit indiqué sur le logiciel Overlander où un bivouac discret existerait. Je ne le trouve pas. En effet, ces indications sur Overlander sont très souvent faites par des gens en van ou en camping-car 4x4 et donc ils prennent la piste depuis la route, ce que je ne peux pas faire, ou alors c'est une distance très réduite du fait que c'est impossible de rouler dans le sable. Voilà, donc, je continue. Je scrute en pédalant à droite, à gauche, en quête d'une dune, d'une roche permettant surtout l'installation à l'abri du vent, même si la nuit, il retombe pour la plupart du temps.
Je trouve un endroit sur la droite, un petit promontoire rocheux à côté d'une petite construction en ruine. C'est discret. Je prépare le terrain en dégageant quelques rochers dans le sable et je me sens observé. Je me retourne. Un gars me regarde, adossé à la ruine. D'où sort-il ? Il ne me semble pas être un migrant et me demande en français une cigarette et du pain. Je n'ai bien sûr pas de cigarette. Je lui donne la moitié du pain que j'ai sur moi. Mais je repars. Pas envie malgré tout de dormir dans cette situation. Quelques kilomètres plus loin, sur la gauche, un autre promontoire rocheux avec une petite infructuosité sableuse.
Pas complètement invisible depuis la route, en hauteur, mais avec l'obscurité, ça devrait aller. Au loin, il me semble discerner une petite construction. Un chien aboie. Je m'installe. La nuit tombe. Après mon petit repas, au moment de me coucher, je vois une voiture venir du sud. Elle s'arrête à mon niveau sur la route et éclaire vers le haut. Un gars monte vers mon campement. Visiblement, je suis démasqué. Je ne suis pas si discret, je veux dire. En fait, c'est un militaire. Le baraquement aperçu au loin est en fait l'un des nombreux postes de l'armée disséminés tout le long de ce territoire.
Le militaire est très aimable. Il contrôle mon passeport et me souhaite une bonne nuit. En fait, il m'avait vu au loin depuis le baraquement avec ma polaire. Il ne faisait pas très chaud. Ma polaire bleue, quand même assez flashy. Voilà. La prochaine fois, j'essaierai de trouver un vêtement couleur sable. Je me couche et je dors comme un bébé. Enfin, pas vraiment puisque j'ai eu froid et j'ai été obligé de sortir la couverture de survie. C'est tout de même préférable à... petit sac de couchage que j'ai emmené, surtout léger, mais pas respirant. Au matin, c'est charge d'étoiles et remonter en selle.
- Réveil à 8h avec 9h45 de sommeil, petit déjeuner copieux avec des bordelais.
- Départ à 10h30 pour une balade à vélo sur une piste de 1 km.
- Achats à une station-service : 3 boîtes de sardines, 2 bouteilles d'eau et un Mars.
- Traversée du village fantôme d'Imli et aperçu des dunes de Labourda.
- Difficultés à trouver un bivouac indiqué sur Overlander en raison de l'impossibilité de rouler dans le sable.
- Rencontre avec un homme demandant du pain et une cigarette, don de la moitié du pain.
- Rencontre avec un militaire après installation du campement, contrôle de passeport et souhaits de bonne nuit.
Contenu :
27 mars 2026, réveil au top vers 8h. Ma montre me dit que j'ai dormi 9h45. Je ne maîtrise pas encore complètement cette dernière, mais je crois qu'elle inclut dans mes heures de sommeil les moments où je reste tout simplement allongé. Petit déjeuner assez copieux avec les fameux bordelais, qui ont fini de préparer leur matos comme moi. Moi c'est le vélo, eux c'est le kite. Je pars à 10h30 environ, pas très tôt, c'est vrai. Une piste de 1 km, un peu pénible, serpente en remontant pour rejoindre la route qui descend vers le sud. Ça change de hier, un vrai plaisir de pédaler quasiment sous le vent.
Et la circulation est dorénavant très réduite. Il n'y a plus de villes avant la Mauritanie. Là, je m'arrête à une station-service où je réveille le jeune vendeur qui tient l'épicerie attenante. J'achète trois boîtes de sardines, deux bouteilles d'eau et un mars. Ça requinque. J'écris ces quelques lignes sur une petite table, à l'ombre de la station-service complètement vide, hormis l'épicier qui s'est rendormi. Redépart. Que de pneus de camions explosés sur le bord des routes et bien sûr les inévitables déchets d'hiver. Mais au-delà de cette zone de 10 mètres, les paysages sont très désertiques certes, mais néanmoins divers.
Erg, reggae et un mix des deux. Parfois au loin, surtout côté est, d'immenses dunes blanches assez isolées dessinent l'horizon. Malheureusement, elles sont assez éloignées et tous les chemins, toutes les pistes qui partent de la route sont souvent très ensablées et c'est impossible de rouler en vélo. Malheureusement, il faudrait un fatbike. Le vent est quasiment arrière toujours, ça me va. Vers 16h, traversée du village fantôme d'Imli. Il n'a pas l'air très ancien. Je crois créé au moment de l'encouragement du gouvernement marocain à l'émigration des populations du Maroc vers le sud pour coloniser le Sahara espagnol. Étrange impression.
Je vois au loin, côté ouest cette fois, d'énormes dunes blanches, les dunes de Labourda, est-il écrit sur un panneau. Je n'explore pas tout le village, j'ai encore un peu de route à faire. Sur cette route, hormis les rares voitures et camions qui roulent très vite, ils s'écartent toujours beaucoup pour ne pas me sentir en danger et la probabilité d'un croisement de toute manière est très faible, vu la circulation réduite dans les deux sens. La route est droite, très souvent, parfois c'est un vrai billard, à d'autres moments presque une piste, très peu c'est vrai, et le sable à certains endroits la recouvrir.
Cependant, elle reste monotone. Il existe des chasse-neiges locaux, donc des chasse-sables, pour dégager régulièrement la route. 17h, j'arrive près d'un endroit indiqué sur le logiciel Overlander où un bivouac discret existerait. Je ne le trouve pas. En effet, ces indications sur Overlander sont très souvent faites par des gens en van ou en camping-car 4x4 et donc ils prennent la piste depuis la route, ce que je ne peux pas faire, ou alors c'est une distance très réduite du fait que c'est impossible de rouler dans le sable. Voilà, donc, je continue. Je scrute en pédalant à droite, à gauche, en quête d'une dune, d'une roche permettant surtout l'installation à l'abri du vent, même si la nuit, il retombe pour la plupart du temps.
Je trouve un endroit sur la droite, un petit promontoire rocheux à côté d'une petite construction en ruine. C'est discret. Je prépare le terrain en dégageant quelques rochers dans le sable et je me sens observé. Je me retourne. Un gars me regarde, adossé à la ruine. D'où sort-il ? Il ne me semble pas être un migrant et me demande en français une cigarette et du pain. Je n'ai bien sûr pas de cigarette. Je lui donne la moitié du pain que j'ai sur moi. Mais je repars. Pas envie malgré tout de dormir dans cette situation. Quelques kilomètres plus loin, sur la gauche, un autre promontoire rocheux avec une petite infructuosité sableuse.
Pas complètement invisible depuis la route, en hauteur, mais avec l'obscurité, ça devrait aller. Au loin, il me semble discerner une petite construction. Un chien aboie. Je m'installe. La nuit tombe. Après mon petit repas, au moment de me coucher, je vois une voiture venir du sud. Elle s'arrête à mon niveau sur la route et éclaire vers le haut. Un gars monte vers mon campement. Visiblement, je suis démasqué. Je ne suis pas si discret, je veux dire. En fait, c'est un militaire. Le baraquement aperçu au loin est en fait l'un des nombreux postes de l'armée disséminés tout le long de ce territoire.
Le militaire est très aimable. Il contrôle mon passeport et me souhaite une bonne nuit. En fait, il m'avait vu au loin depuis le baraquement avec ma polaire. Il ne faisait pas très chaud. Ma polaire bleue, quand même assez flashy. Voilà. La prochaine fois, j'essaierai de trouver un vêtement couleur sable. Je me couche et je dors comme un bébé. Enfin, pas vraiment puisque j'ai eu froid et j'ai été obligé de sortir la couverture de survie. C'est tout de même préférable à... petit sac de couchage que j'ai emmené, surtout léger, mais pas respirant. Au matin, c'est charge d'étoiles et remonter en selle.